Vertiges

Rebecca Taylor McKay
3/5

Âge de lecture : à partir de 16 ans


L’accroche

Ce livre avait tout pour me plaire… et pourtant, je suis passée à deux doigts de l’abandonner.


De quoi ça parle

Dans Vertiges de Rebecca Taylor McKay, on suit une jeune femme, Bambi, partie en lune de miel en Italie avec son mari. Le décor est idyllique : un hôtel de rêve près de Positano, une vue à couper le souffle, une atmosphère presque irréelle.

Mais dès leur arrivée, quelque chose cloche. Un malaise diffus, difficile à expliquer. Et puis un message, glissé sous la porte : “Il vous ment”.

À partir de là, tout bascule. Le doute s’installe, la paranoïa grandit, et comme la narratrice, on commence à se poser mille questions. Le récit, écrit à la première personne, nous plonge directement dans son esprit. On sent qu’un événement a eu lieu, récemment, sans vraiment savoir lequel.

L’histoire alterne entre plusieurs temporalités, notamment entre 1961 et 1963, et installe une ambiance très visuelle, presque cinématographique.


Mon avis sincère

J’aimais énormément les bases de ce roman. Le cadre, l’ambiance, cette idée de doute qui s’installe progressivement… tout était réuni pour me happer.

Mais très vite, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. La plume est très descriptive, parfois même un peu lourde, avec très peu de dialogues. Le récit prend son temps, peut-être trop, et j’ai ressenti un vrai manque de rythme.

On passe beaucoup de temps dans la tête de la narratrice, qui se pose énormément de questions… sans que les réponses n’arrivent vraiment. Cette accumulation de doutes, sans avancée concrète, a fini par me perdre. À plusieurs moments, je me suis ennuyée, et j’ai même été à deux doigts d’abandonner ma lecture.

À trois quarts du roman, j’attendais encore un véritable déclic, un moment où tout bascule. Mais cela n’est jamais vraiment venu. La tension que j’espérais n’est pas là, les rebondissements non plus, et la fin m’a laissé le même sentiment que le reste : quelque chose de trop plat, trop étiré.

C’est d’autant plus frustrant que l’ambiance est réussie. Le côté très visuel, presque cinématographique, fonctionne. On sent que l’autrice a une plume travaillée, soignée, et cela pourra clairement séduire certains lecteurs.

Mais personnellement, ce que j’attends d’un thriller psychologique, c’est du rythme, de la tension, des twists. Et ici, je n’ai pas retrouvé ces éléments — contrairement à Et ensuite, le silence ou Tu me plais qui restent pour moi des références du genre court et immersif.


Pour qui ?

Ce roman pourra plaire aux lecteurs qui aiment les ambiances lentes, immersives, très descriptives, avec une écriture travaillée et une plongée psychologique dans l’esprit d’un personnage. Ceux qui apprécient les récits visuels et les histoires qui prennent leur temps pourraient y trouver leur compte.

Si tu cherches un thriller rythmé, avec du suspense, des rebondissements et des plot twists, ce livre risque de te décevoir. De même, si tu n’aimes pas les longues descriptions ou les récits très introspectifs avec peu de dialogues, tu pourrais rapidement décrocher.


Verdict

Vertiges est un roman qui divise. Il possède une atmosphère forte et une écriture travaillée, mais son manque de rythme et de tension m’ont empêchée d’y adhérer pleinement.

Une déception pour moi, même si je comprends totalement qu’il puisse trouver son public.

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