Les mensonges de nos mères

Hannah Beckerman
4/5

Âge de lecture : à partir de 16 ans


L’accroche

Une adolescente meurt dans un délit de fuite. Un drame qui détruit une famille… et qui va révéler les secrets de tout un quartier. Parce qu’au fond, jusqu’où une mère est-elle prête à aller pour protéger son enfant ?


De quoi ça parle

Isla a 17 ans lorsqu’elle est renversée par une voiture qui prend la fuite.

Pour tout le monde, c’est un tragique accident. Mais sa mère, Abby, refuse d’accepter qu’on ne retrouve jamais le coupable. Alors elle commence à chercher, à poser des questions, à remonter le fil de la dernière journée de sa fille.

Et très vite, elle découvre qu’Isla cachait bien plus de choses qu’elle ne l’imaginait. Autour d’elle, les langues se délient, les tensions explosent et chaque famille semble dissimuler quelque chose. Peu à peu, les mensonges remontent à la surface… avec des conséquences irréversibles.


Mon avis sincère

J’ai beaucoup aimé cette lecture. Déjà parce que la plume de Hannah Beckerman est exactement le type d’écriture que j’apprécie dans ce genre de roman : simple, fluide et très addictive.

Ce n’est pas un thriller ultra explosif rempli de rebondissements toutes les dix pages. Ici, tout repose davantage sur les relations humaines, les secrets et les émotions. Et franchement, ça fonctionne très bien.

Le récit alterne plusieurs points de vue exclusivement féminins, ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant. Chaque femme apporte sa propre vision des événements, ses peurs, ses blessures et surtout sa manière de protéger les siens.

Parce qu’au fond, c’est vraiment le cœur du roman : jusqu’où peut-on aller pour protéger son enfant ? À partir de quel moment le mensonge devient-il plus acceptable que la vérité ? On se retrouve constamment à réfléchir : “Et moi… qu’est-ce que je ferais à leur place ?”

Le roman joue énormément sur cette dualité entre vérité et protection familiale. Personne n’est totalement innocent, personne n’est totalement mauvais non plus. Chaque personnage agit avec ses propres raisons, parfois discutables, parfois profondément humaines.

J’ai aussi beaucoup aimé la construction avec plusieurs temporalités qui permettent de comprendre progressivement ce qui s’est réellement passé autour d’Isla. Les révélations arrivent petit à petit, sans jamais donner l’impression d’en faire trop.

C’est typiquement le genre de thriller domestique qui se dévore sans même qu’on s’en rende compte.


Pour qui ?

Pour les lecteurs qui aiment les thrillers centrés sur les relations humaines, la maternité et les secrets de famille. Si la culpabilité, les points de vue féminins multiples et les questions morales t’intéressent, ce roman est fait pour toi.

En revanche, si tu cherches un thriller ultra haletant dès les premières pages, beaucoup d’action ou de twists spectaculaires, ou des intrigues très policières — ce n’est peut-être pas le livre idéal.


Verdict

Les mensonges de nos mères est un thriller domestique prenant et profondément humain, qui parle autant de secrets que de maternité, de culpabilité et des limites qu’on est prêt à franchir pour ceux qu’on aime. Une lecture addictive, touchante et pleine de questions morales qui restent longtemps en tête une fois le livre refermé.

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