La Fleuriste

Alicja Sinicka
2.5/5

L’accroche

Un petit thriller domestique qui se lit facilement, mais qui manque de profondeur. Avec une disparition mystérieuse, des secrets de famille et une héroïne qui cherche la vérité, La Fleuriste avait tout pour me plaire. Sur le papier, c’était exactement le genre de thriller domestique que j’aime. Malheureusement, si j’ai passé un moment agréable, cette lecture ne m’a pas vraiment marquée.


De quoi ça parle

Helena Bardo est une fleuriste renommée, connue pour ses créations aussi belles qu’originales. Lorsqu’elle disparaît mystérieusement, seuls quelques indices inquiétants restent derrière elle : des gouttes de sang sur ses ciseaux et dans sa boutique.

Sonia, sa meilleure amie et collègue, refuse de croire à une simple disparition. Avec l’aide de la police, elle décide de mener sa propre enquête. Mais plus elle avance, plus elle comprend qu’Helena cachait bien des secrets… et qu’elle-même pourrait être plus impliquée qu’elle ne le pensait.


Mon avis sincère

Le roman se lit très facilement. La narration à la première personne et les chapitres courts rendent la lecture fluide et donnent envie d’enchaîner les pages.

J’aime toujours autant les thrillers domestiques qui reposent davantage sur les secrets de famille que sur la violence ou les scènes spectaculaires. Ici, l’intrigue est simple, accessible et fonctionne plutôt bien. Les révélations sont agréables à découvrir, même si elles ne bouleversent jamais totalement le récit. C’est typiquement le genre de livre qui accompagne bien un trajet en train, un week-end ou quelques heures de détente.

En revanche, plusieurs éléments m’ont empêchée d’être totalement embarquée. Le personnage de Sonia m’a rapidement agacée. J’ai eu beaucoup de mal à croire à ses réactions, à ses peurs et à ses raisonnements. J’ai écouté le roman en audio et je pense que la voix de la narratrice a accentué ce ressenti, mais cela n’explique pas tout.

J’ai également trouvé que certaines situations manquaient franchement de crédibilité. Le récit insiste beaucoup sur les émotions des personnages sans toujours laisser le lecteur les ressentir par lui-même. Tout est très expliqué, parfois au détriment de la subtilité.

Autre point qui m’a dérangée : Sonia est présentée comme la meilleure amie d’Helena, pourtant elle semble finalement très peu la connaître. Cela rend certaines révélations un peu moins convaincantes. Le rythme est également assez lent. Pendant une bonne partie du roman, il ne se passe finalement pas énormément de choses. Heureusement, le final relève un peu l’ensemble, même si les révélations restent assez classiques.

La Fleuriste est le genre de thriller qui se lit facilement et qui fait passer un bon moment sans demander beaucoup d’investissement. Je ne cherchais pas ici une intrigue ultra complexe ou un chef-d’œuvre littéraire, et de ce point de vue, le contrat est rempli. Mais une fois le livre refermé, je sais déjà que cette histoire s’effacera rapidement de ma mémoire.


Pour qui ?

À lire si tu aimes les thrillers domestiques accessibles, si tu recherches une lecture fluide et sans prise de tête, si les secrets de famille et les disparitions te plaisent, ou si tu aimes les romans qui se lisent rapidement.

Passe ton chemin si tu recherches une intrigue très crédible, si tu aimes les thrillers psychologiques riches en tension, si tu as besoin de personnages profonds et nuancés, ou si tu cherches un plot twist complètement renversant. Dans ce cas, file plutôt vers Rentre avant la nuit de Lisa Jewell, ou vers ma sélection de thrillers courts à dévorer en un week-end.


Verdict

La Fleuriste est un thriller domestique simple, fluide et agréable à lire, mais qui manque de tension, de crédibilité et de subtilité pour réellement se démarquer.

Une lecture agréable qui remplit son rôle de divertissement, mais qui manque, selon moi, d’intensité et de crédibilité pour laisser un véritable souvenir. J’ai passé un bon moment… sans être totalement convaincue.

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