Âge de lecture : à partir de 18 ans
L’accroche
La doublure, c’est un roman noir, sombre, hypnotique, dérangeant. Un livre de 700 pages que j’ai littéralement englouti en deux jours. Et pourtant… ce n’est pas du tout ce que je lis d’habitude.
De quoi ça parle
On est dans la tête d’Évie, 23 ans. Une jeune femme fragile, perdue, qui vient de se faire larguer et qui décroche le job de ses rêves : assistante auprès d’une peintre reconnue, dans une famille riche, fascinante, magnétique. Tout est écrit à la première personne. On n’a qu’un seul point de vue : le sien. Et c’est ça qui rend la lecture… insoutenable.
Mon avis sincère
La majorité de l’histoire se déroule à Saint-Paul-de-Vence, une ville où j’ai travaillé pendant plusieurs années… Autant vous dire que j’étais complètement immergée dès les premières pages.
La plume est directe, sans fioritures, les chapitres sont longs, oui, mais c’est pas du tout dérangeant. Je comptais littéralement les heures, pour pouvoir reprendre ma lecture. Je crois que c’est la première fois que ça m’arrive à ce point !
On est donc sur un roman noir où la perversion est centrale. On parle d’emprise, de rapport de force, de domination et soumission, d’obsession, d’addiction, de désir, de pouvoir, d’émancipation… mais peut-on vraiment s’émanciper sous emprise ?
Il y a aussi énormément de références à l’art, à l’art noir, à Adam, Ève et Lilith, on en apprend enormement sur cette légende religieuse, à la place de l’homme et de la femme, à qui prend le pouvoir, et quand. C’est fascinant.
Je me suis pris une claque monumentale. Ce roman est hypnotique, il te tient en tension du début à la fin, et tu avances avec ce malaise constant, cette fascination… tu deviens toi-même obsédé par ta lecture.
La fin… Mon dieu. Je ne m’en remettrai jamais. Vraiment. C’est du génie !
Pour qui ?
Si vous voulez vous prendre un uppercut livresque, foncez sans attendre !
Verdict
Cette lecture a été fascinante, envoûtante, dérangeante, presque magique. Un véritable coup de coeur pour moi.