Âge de lecture : à partir de 16 ans
L’accroche
Je ne sais pas si je vais me remettre un jour de ce livre tellement c’est puissant émotionnellement.
De quoi ça parle
Dans Et chaque fois mourir un peu — Blast de Karine Giebel, on suit Grégory, infirmier humanitaire pour la Croix-Rouge.
Sarajevo. Gaza. Afghanistan. Colombie. Partout où les bombes tombent, partout où il faut parfois faire l’impensable — choisir qui sauver, qui laisser derrière. Un homme qui donne tout, qui se bat pour rendre un peu d’humanité à ceux qui n’en ont plus, au milieu d’une réalité brutale et sans concession.
Mon avis sincère
Certains livres se lisent. D’autres se vivent. Et puis il y a ceux qui te brisent un peu plus à chaque page.
Et chaque fois mourir un peu fait clairement partie de cette catégorie.
La force de Karine Giebel, c’est qu’elle ne raconte pas la guerre. Elle nous la fait vivre. Pendant toute ma lecture, j’avais l’impression d’être là-bas, dans ces hôpitaux de fortune, au milieu des blessés, des familles détruites, des enfants victimes de guerres qu’ils ne comprennent même pas. On ressent la peur, l’impuissance, la colère. Et surtout cette immense injustice.
Je suis complètement entrée dans cette histoire tragique. Entre chaque session d’écoute, j’avais du mal à ne plus y penser — je restais avec Grégory.
Oui, le roman est assez descriptif. Et je suis pas la plus grande fan des descriptions à rallonge d’habitude. Mais pour une fois, ça passait. Ça passait parce que la plume de Karine Giebel est sublime. Elle arrive à te projeter là-bas avec une précision et une intensité qui laissent sans voix.
Ce livre m’a aussi mis un gros coup dans la tête et dans le cœur. Tout au long de ma lecture, je me suis dit que j’avais de la chance. Que mes enfants ont de la chance. Que d’autres vivent des atrocités au quotidien, et pas si loin de chez nous. Après ça, tu n’as plus vraiment envie de raler pour des petites choses de ta vie d’occidental.
Et puis ces humanitaires… ces femmes et ces hommes qui donnent tout ce qu’ils ont pour sauver les autres, pour rendre un peu de dignité à ceux qui n’en ont plus. Des personnes admirables. Heureusement que notre monde en contient.
C’est tellement actuel. C’est tellement réel. Ce n’est pas de la fiction, tout ça.
Pour qui ?
Pour ceux qui aiment les livres qui laissent une vraie trace. Les romans humanistes, puissants, qui t’obligent à prendre de la hauteur sur ta propre vie. Si tu adores la plume de Karine Giebel dans ses romans noirs, tu vas être complètement embarqué — c’est l’une de ses plus belles œuvres à mes yeux.
Si tu cherches un thriller haletant avec des rebondissements ou du suspense classique, ce n’est pas le livre. C’est autre chose. C’est une expérience. Un coup de poing profondément humain.
À lire aussi : Glen Affric, un autre roman magistral de Karine Giebel — ou jeter un œil à par quel livre commencer avec elle.
Verdict
Et chaque fois mourir un peu — Blast est une claque émotionnelle que je n’oublierai probablement jamais. Une plume sublime au service d’une réalité bouleversante. Pas un thriller. Pas une lecture légère. Une expérience. ❤️